Terre d'origine
Les villages lagunaires du sud de la Côte d'Ivoire — Dabou, Jacqueville, Bingerville — où les Ébrié, Adjoukrou et Alladian maîtrisent depuis des siècles la transformation du manioc.

Le manioc devenu symbole culturel ivoirien.
Semoule de manioc fermentée, l'attiéké est le pain quotidien des Ivoiriens. Derrière chaque grain se cache un savoir-faire millénaire des femmes des lagunes du sud, gardiennes d'un procédé transmis depuis des générations.
Les villages lagunaires du sud de la Côte d'Ivoire — Dabou, Jacqueville, Bingerville — où les Ébrié, Adjoukrou et Alladian maîtrisent depuis des siècles la transformation du manioc.
Le manioc, plante venue d'Amérique du Sud au XVIᵉ siècle, a été apprivoisé par les peuples lagunaires. Râpage, fermentation, pressage, séchage, cuisson à la vapeur : un processus de plus de 48 heures que seules les femmes détiennent.
Les femmes des lagunes se transmettent le geste depuis l'enfance. Le savoir circule à voix basse, entre mères, tantes et filles, dans les cours familiales où sèche la semoule au soleil.
Servi au quotidien, mais indispensable aux fêtes, mariages et funérailles. On l'accompagne de poisson fumé, sauce claire, alloco ou piment vert écrasé — chaque famille son alliance.
D'un plat lagunaire local, l'attiéké est devenu emblème national ivoirien, puis un incontournable de l'Afrique de l'Ouest et de la diaspora. On le trouve aujourd'hui à Bamako, Ouagadougou, Paris, Montréal.
Reconnu par l'UNESCO en 2024, l'attiéké incarne la fierté ivoirienne et la reconnaissance mondiale d'un savoir-faire féminin longtemps invisibilisé.
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